Le
problème de
l’obésité concerne 5% à 7%
des enfants et des adolescents en Belgique. Celui de l’excès de
poids 25% à 30%. C’est une maladie chronique, reconnue comme telle
par l’OMS. Elle peut s’accompagner,
dès l’enfance,
de complications : tension
artérielle trop élevée,
excès de graisses dans le sang (cholestérol,
triglycérides,…), risque futur de diabète, risque
de syndrome métabolique, problèmes psychologiques, problèmes
d’articulations, sommeil perturbé, médiocres performances à l’effort,
moindres performances scolaires. Plus l’excès de poids de l'enfant est
important lors
de sa croissance, plus il risque de devenir un adulte obèse. Sa santé et
son espérance de vie seront compromises.
Ceci mérite une mise au point médicale (consultation du « petit poids »).
Le « petit poids », c’est en réalité le « juste poids » : celui qui doit correspondre au mieux à la taille, tout au long de la croissance. L’enfant grandit, mais aussi sa masse grasse et sa corpulence varient. Cette évolution naturelle est bien illustrée par les courbes de corpulence qui figurent dans les carnets de santé de l’ONE que vous avez à la maison (voir courbes d’IMC = Indice de Masse Corporelle). Vous pouvez calculer vous-même l’indice de corpulence de votre enfant : divisez le poids actuel mesuré en kg par la taille, mesurée en mètre(s) et portée au carré : c’est la formule P/T2. Reportez le nombre obtenu sur la courbe fille ou garçon, pour l’âge actuel. Entre la ligne 90 et 97, il y a excès. A partir de la ligne 97 et au-delà, il y a obésité. Et si, au fil des mois ou des années, le nombre P/T2 grimpe, il faut s’en préoccuper. Le médecin de votre enfant peut vous aider à interpréter ces données.
Imaginons une balance : d’un côté du bras de cette balance,
il y a la nourriture – les calories – que l’on ingère
lors des repas ou, trop souvent hélas, entre les repas (grignotage).
De l’autre côté, il y a ce que l’on dépense.
Trop
souvent nos enfants mangent mal (on saute le
petit déjeuner, on ne goûte pas en revenant de l’école,
on grignote), ils mangent trop, et trop de sucres simples (limonades,
barres chocolatées...),
trop de graisses (hamburgers, chips…).
Le commerce de l’alimentation favorise un marketing de consommation :
portions plus grandes (pop-corn et soda « XL » au
cinéma par exemple) mais
aussi préparations prêtes à la
consommation riches en graisses, en sucres simples, en sucres complexes et
très peu diététiques. Il faut apprendre à lire
les étiquettes et retrouver le temps de préparer à la
maison des repas composés à partir de produits frais, de base.
Trop souvent aussi nos enfants, nos ados sont peu actifs, sédentaires :
ils passent plus de temps devant l’écran de la télé,
la console de jeu, l’ordinateur qu’à pratiquer un sport, à jouer
dehors, à marcher pour aller à l’école, etc. Ce
sont souvent aussi les mauvaises habitudes de toute la famille. C’est un « style
de vie » qui est en question, aussi bien chez les adultes que chez
leurs enfants.
Dans un premier temps, le médecin de votre enfant, votre médecin de famille peut vous donner des conseils utiles et simples pour corriger les habitudes alimentaires inadéquates, ce mode de vie paresseux. Si cela n’est pas suffisant, notre équipe peut vous aider à « redresser la barre ». C’est un travail de longue haleine, mais le problème de santé est bien réel et mérite qu’on s’en occupe dès le jeune âge. Penser que tout va s’arranger avec le temps est faux.
Nous vous accueillons sur rendez-vous.
L’équipe est pluridisciplinaire et se concerte : si nécessaire, votre enfant sera également reçu par une pédopsychiatre. Il est fréquent qu’un mal être existe et nécessite une prise en charge.
La perte de poids miracle en quinze jours, cela n’existe pas ! Le travail doit être régulier, ponctuel et de longue durée : 6 mois, 1 an, voire davantage. Toute la famille est concernée et doit s’impliquer. Très souvent d’ailleurs, les parents des enfants qui consultent ont eux-mêmes un problème de surpoids, d’obésité. Il n’est pas rare que maman ou papa ait dû recourir à la chirurgie bariatrique (pose d’un anneau au niveau de l’estomac). Ils sont évidemment d’autant plus motivés pour aider leur enfant.